Le travail des enfants en Algérie « quasi inexistant », ne dépasse pas 0,01 %

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi a affirmé, dimanche 12 juin, que les enquêtes menées par les services de l’inspection du travail sur le terrain avaient démontré que le travail des enfants en Algérie était « quasi inexistant ».

Lors d’une rencontre organisée par le ministère à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, M. El Ghazi a précisé que « les enquêtes menées par les services de l’inspection du travail pour contrôler le respect des lois ont prouvé que le travail des enfants est quasi inexistant en Algérie ».

Les partenaires économiques et sociaux ainsi que le mouvement associatif sont conscients de l’importance de la protection des enfants contre toute forme d’exploitation en vue de garantir le plein respect de leurs droits et de leur intégrité physique et morale, a souligné le ministre.

La célébration par l’Algérie de la Journée mondiale contre le travail des enfants, organisée cette année sous le thème « Lutte contre le travail des enfants dans la chaîne de production: l’affaire de tous », traduit la « ferme volonté des pouvoirs publics de construire un avenir meilleur et plus prospère pour nos enfants », a-t-il indiqué.

Le premier responsable du secteur a rappelé les mesures prises en matière de protection et de promotion de l’enfance à travers l’installation de la commission nationale de la protection de l’enfance, conformément à la loi relative à la protection de l’enfant.

M. El Ghazi a également rappelé la commission nationale de prévention et de lutte contre le travail des enfants, créée en 2003. Composée de plusieurs secteurs, la commission est chargée de la mise en oeuvre d’un programme riche de sensibilisation sur les dangers du travail des enfants outre la proposition de mesures avec l’implication de tous les acteurs sociaux et le mouvement associatif.

Pour sa part, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, a indiqué que le programme du secteur prévoyait plusieurs dispositifs et formules de réhabilitation des jeunes, notamment ceux qui ont quitté les bancs de l’école à un jeune âge afin de les aider à intégrer le monde du travail.

Selon le ministre, le programme offre une mise à niveau de base pour les primo-demandeurs de formation, notamment pour les plus de 15 ans, et ce conformément à la loi.

Les chiffres avancés durant la rencontre par l’inspecteur général du travail auprès du ministère, Akli Berkati, montrent que le travail des enfant était relativement faible avec 0,01%, selon une enquête menée en 2016 au niveau de 11.000 entreprises.

En Algérie, le taux ne dépasse pas 0,01 %

Le taux du travail des enfants n’a pas dépassé 0,01% en Algérie en 2016, a souligné dimanche à Alger l’inspecteur général du travail au ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Akli Berkati.

Les enquêtes menées par l’inspection du travail en 2016 au niveau de 11.000 entreprises ont permis d’enregistrer un taux de 0,01% de travailleurs âgés de moins de 16 ans, a déclaré M. Berkati à la presse en marge de la rencontre organisée à l’occasion de la journée mondiale contre le travail des enfants.

Précisant que la loi exige l’autorisation parentale dans le contrat de travail pour les enfants âgés entre 16 et 18 ans, M. Berkati a indiqué que des enfants n’ayant pas atteint l’age légal du travail exercent dans des micro-entreprises qui emploient moins d’une dizaine de personnes dans le secteur des services ou des métiers artisanaux.

Dans ces cas, les mesures de contrôle des services de l’inspection du travail sont suivies de procès verbaux pour infraction qui sont soumis au procureurs de la République.

Dans tous les cas, l’inspection du travail régularise les situations liées au travail des enfants. L’employeur met fin au travail de l’enfant et l’oriente vers l’apprentissage pour acquérir un savoir-faire.

Dans nombre de cas, le travail des enfants est enregistré hors relations du travail où certains enfants travaillent pour leur compte ou en milieu familial d’où la nécessité de mettre l’accent sur les actions de sensibilisation, précise le même responsable.

Pour ce qui est du contrôle, différents rapports rendus public ces dix dernières années montrent que le travail des enfants représente un plafond de 0,5%.

Les différentes données, statistiques et enquêtes réalisées par les services de l’Inspection du travail depuis 2002 au niveau des entreprises économiques sur le travail des enfants révèlent que le phénomène n’a pas atteint des proportions alarmantes et touche des activités bien précises.