Rentrée professionnelle: 170.000 nouveaux stagiaires attendus dimanche

Plus de 170.000 nouveaux stagiaires rejoindront dimanche les établissements de formation-session février 2016, a annoncé jeudi le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki.
Invité du Forum du quotidien El Moudjahid, M. Mebarki a précisé que plus de 170.000 nouveaux stagiaires, tous types confondus, rejoindraient les établissements de formation en prévision de la rentrée professionnelle, session février 2016, qui débutera dimanche.
Les inscriptions qui ont débuté le 20 février en cours ont été prolongées au 6 mars prochain pour donner la chance aux jeunes désireux de suivre une formation dans les différents établissements relevant du secteur.
Dans le souci de faire de cette rentrée une réussite, tous les moyens ont été mobilisés dont plus de 1.230 établissements de formation auxquels 10 nouvelles structures ont été ajoutées outre 25.000 formateurs, a indiqué M. Mebarki.
Le programme de formation prévoit pour cette session 282 spécialités couvrant 22 branches professionnelles introduites dans la nomenclature des spécialités de la formation professionnelle qui seront sanctionnées par un diplôme de formation et plus de 112 spécialités portant sur les formations qualificatives primaires à court terme sanctionnées par un diplôme de qualification, a précisé le ministre.
Le secteur œuvre en coordination avec les différents opérateurs économiques pour adapter les formations aux besoins exprimés et, par conséquent, faciliter l’employabilité des diplômés en les insérant dans le monde du travail, a expliqué le premier responsable du secteur.
M. Mebarki a rappelé que le secteur formait annuellement près de 250.000 jeunes dont 110.000 diplômés prévus pour la session de février, soulignant que les jeunes titulaires d’un diplôme pourront intégrer le monde du travail dans l’année qui suit la fin de leur formation.
La rentrée de la formation professionnelle sera marquée cette année par le renforcement de la formation dans les filières à caractère prioritaire à savoir, l’agriculture, l’agro-alimentaire, l’industrie et le tourisme, a ajouté le ministre.
Il a été également question de renforcer les spécialités nécessaires au développement socio-économique, très demandées par les jeunes. Il s’agit en l’occurrence des énergies renouvelables (montage des panneaux photovoltaïques), a fait savoir M. Mebarki.
D’autres spécialités figurent également parmi les priorités du secteur. Il s’agit, entre autres, du bâtiment et des travaux publics (superviseur de travaux, réhabilitation du vieux bâti), l’environnement, l’eau, l’hôtellerie, le tourisme, la mécanique et le machinisme. Dans ce contexte, le ministre a rappelé les centres d’excellence dont le secteur a entamé la réalisation pour répondre aux développements technologiques en cours.  Ces centres  auront pour mission l’adaptation des offres de formation avec les besoins induis par les changements économiques à travers l’introduction de nouvelles méthodes et spécialités dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les services de téléphonie et le numérique.
Evoquant les établissements privés de formation, M. Mebarki a indiqué que son nombre dépassait 530 établissements agrées qui offrent plus de 16.000 places de formation.
Par ailleurs, le ministre a évoqué d’autres mesures pour augmenter les capacités de prise en charge de «la forte demande», des jeunes pour la formation en TS. Ainsi plus de 95 sous-branches ont été ouvertes aux centres de formation professionnelle, sous la supervision pédagogique d’instituts nationaux spécialisés concernés par ces spécialités.
M. Mebarki a insisté sur la formation par apprentissage, estimant qu’elle était «le meilleur mode», dans la formation professionnelle car facilitant l’intégration dans le monde du travail, ajoutant que le nombre des inscris ne dépasse pas les 39 % et le secteur tend à hisser ce taux à 70 % à l’avenir.
Par ailleurs, le ministre a affirmé que la commission installée au niveau du secteur pour réviser le processus d’enseignement professionnel qui «n’a pas atteint les objectifs escomptés», présentera plusieurs propositions, dont la possibilité de dispenser «un enseignement professionnel supérieur», au profit des jeunes qui poursuivent leur formation dans ce processus (enseignement professionnel). M. Mebarki a indiqué que «le dossier de cette commission sera soumis prochainement au gouvernement pour étudier les propositions acceptées par les ministères concernés, notamment la formation professionnelle, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur».